Pourquoi parler de finance aux jeunes ?

Pourquoi est-il important de (bien) parler de finance aux jeunes ?

La finance est un sujet qui est souvent difficile à aborder pour les adultes, pourtant elle est au coeur de leur vie courante, dans leur vie professionnelle et dans le monde. Alors qu’en est-il des plus jeunes, les jeunes que les parents préparent à l’autonomie, les adolescents qui veulent s’émanciper de la tutelle parentale ? Dans cette section abordons quatre niveaux de lecture qui rendent la finance importante pour les jeunes.

En premier lieu, parce que les jeunes devront gérer un budget une fois adulte. Dans un monde où l’économie marchande est clé, savoir tenir un budget est un point essentiel pour réussir la vie que l’on souhaite avoir. L’argent de poche, les petits boulots permettent de gagner un peu d’argent “pour soi”. Si les parents assurent encore l’essentiel, les jeunes comprennent le mécanisme travail, rémunération et dépenses. Se pose la question d’épargner pour une grosse dépense mais aussi de savoir si on en a vraiment besoin, au vu des efforts pour gagner de l’argent.

Cependant, l’observation ne s’arrête pas là : le capitalisme est le système économique archidominant de ces cinquante dernières années. Il s’adapte à tous les régimes politiques (la Chine au tournant du XXIème siècle en est l’exemple vibrant) et touche tous les pays.
Avec le déploiement d’Internet et l’ouverture d’une finance mondiale, cette finance s’institue partout et noue des liens forts avec les autres pouvoirs, politiques et militaires.
Il est essentiel que les jeunes générations de citoyens comprennent un minimum de finance pour saisir les enjeux dans lesquels ils évoluent et décryptent mieux le monde où ils vivent. Cet article est posté fin 2026 : en France, les élections présidentielles sont en vue (printemps 2027). Un des sujets centraux qui guidera le vote des Français est leur pouvoir d’achat ; les jeunes citoyens apprennent à voter mais doivent aussi comprendre comment les mesures financières, fiscales, économiques peuvent avoir un impact sur leur quotidien.
Pour tous ces professionnels, jeunes ou confirmés, nous avons écrit notre premier livre de finance d’entreprise pour tous.

Un troisième point touche à leur carrière professionnelle : sur la durée d’une carrière, ils auront à gérer un budget confié par leur manager ou de leur propre entreprise.
C’est systématiquement le cas dans une grande entreprise : les jeunes diplômés commencent leur carrière dans un métier qui suit leur formation. Sans expérience, ils y rejoindront souvent une équipe dont la fonction sera celle-ci. Mais plus tard, leur expérience et leur qualité leur permettront d’encadrer une équipe, une promotion est possible (et souhaitable !). Avec celle-ci, un budget à contrôler et une équipe à gérer… et souvent un minimum de formation en ressources humaines. “Pour la finance, tu fais comme pour ta famille” ; les formations sont rares.
A l’autre bout du spectre économique, du côté des artisans, l’enjeu est encore plus conséquent. Il faut faire son métier, trouver des clients, payer et encaisser. Le second œuvre du bâtiment (plomberie, peinture, électricité, etc.) est le secteur économique où il y a le plus d’artisans, et du travail pour tous… et le plus grand nombre de liquidations judiciaires souvent par difficulté de gestion financière plus que par manque de clients !

Et enfin, dans un quatrième point, certains choisiront, parmi toutes les carrières possibles, des carrières en finance.
Ce fut mon cas, quand j’ai démarré ma carrière dans un grand groupe pétrolier ; je ne me voyais pas vraiment en expert technique et mon employeur non plus. Rapidement on me confiait l’organisation du contrôle de gestion puis l’évaluation financière de projets industriels. Impossible de faire ces calculs sans connaître le métier : il fallait recruter des ingénieurs… et leur apprendre la finance. L’inverse ne fonctionne pas dans l’industrie.

Je leur souhaite que ce soit pour une utilisation positive de la finance, celle qui sert à construire des projets ! Force est de constater qu’il existe également de nombreux métiers notamment en lien avec la finance de marché (banque, assurance, etc.) qui recrutent même si la gestion de jeux à somme nul rend l’ensemble aujourd’hui très spéculatif.

Foire aux questions

A quel âge peut-on commencer à parler de finance aux jeunes ?
Les premières questions peuvent arriver en fin de collège (4ème-3ème) où les enfants commencent à construire une pensée plus réfléchie ; les mathématiques (fractions, pourcentages, dénombrement et probabilités) sont aussi une occasion de commencer à compter son argent.
Le lycée est vraiment le moment où ces questions font sens : les adolescents de 16 à 18 ans commencent à se construire comme adulte. Ils ont aussi des cours de Sciences économiques et sociales, d’Histoire et géographie, etc. qui leur permettent de comprendre comment fonctionne le monde. Ceux-là et d’autres encore (Langue et Monde Contemporain, etc.) les intègrent à une actualité, éventuellement financière.
A partir de 18 ans, les jeunes adultes acquièrent le droit de vote, quitte le foyer familial et doivent commencer à se débrouiller par eux-mêmes. Les situations concrètes se multiplient et il vaut mieux être prêt.

Finance “de marché” ou finance “d’entreprise” ou les deux ?
La finance de “marché” traite des marchés financiers où s’échangent les titres, comme les actions. En (très) résumé, c’est le fonctionnement de la bourse. Cette finance touche directement les jeunes parce que l’actualité financière leur vient d’événements boursiers et c’est aussi à ces marchés qu’ils peuvent penser pour placer leurs économies, au-delà du Livret Jeune.
Cependant, le volant “gestionnaire” de la finance, pour son budget familial ou un budget professionnel, ou encore pour analyser des investissements en tant qu’analyste professionnel découle de la finance “d’entreprise”. C’est dans ce domaine que la finance prend ses racines : des ressources financières accumulées pour nourrir un projet qui portera du fruit demain. Elle est moins évidente mais plus utile sur le long terme.

Comment parler des “cryptos” aux adolescents ?
Les cryptomonnaies sont arrivées récemment sur les marchés et occupent un espace important, relayé dans les médias. Les adolescents y sont encore plus familiers que leurs parents et pourtant le sujet est très complexe.
Il s’agit à la fois d’un sujet technique et numérique (la “blockchain”, outil informatique qui garantit toute falsification), d’évolution de la monnaie (de la pièce qui “valait” son poids de métal jusqu’aux échanges numériques à la vitesse de la lumière) et de mondialisation.
Il y a beaucoup à expliquer sur les trois domaines et pas besoin d’être un “geek” pour passer au-delà de la dimension technique, mais une chose est certaine, ce n’est pas un sujet simple.
Par contre c’est un excellent exemple pour former les jeunes !

Nos livres dynamiques pour tous

Nov. 2026 : place aux jeunes à la Financière Florentine !

C’est sans doute un clin d’oeil que nous envoyons aux nouvelles générations avec la sortie de notre deuxième livre “Comment réussir sa levée de fonds ?“, le tome 2 de notre collection pour tous, “Finance, je gère!” (ci-dessous).

Un peu plus qu’un clin d’oeil cependant… Les “shorts” et autres vidéos courtes qui abondent sur les réseaux sociaux font tout sauf nous former. Les sciences cognitives y sont utilisées pour mettre sous leur coupe les spectateurs, l’opposé d’un objectif de formation.

A la Financière Florentine, nous avons décidé de prendre le contrepied de cette tendance en misant sur les livres, des ouvrages de référence utiles, que l’on peut garder… et qui fonctionnent même sans électricité. Certes, il vous faudra quand même de la lumière une fois la nuit tombée.

Un livre doit être attrayant pour être pédagogique. Nous l’avons testé dans le 1er tome, manuel de finance d’entreprise à destination de professionnels non-financiers.
Nous le développons au travers d’une galerie de portraits de personnages fictifs plus vrais que nature qui incarnent simplement (et avec humour) ces notions financières abstraites : concepts-clés rendus simples, progression pas à pas… Toujours le même but : s’instruire, réfléchir, (sou-)rire.

Arthur Bleu, fabricant de chaises et de tables et personnage principal du premier opus cède ici la première place à sa fille, Emilie qui va révolutionner le monde du… siège connecté. Chez “Au Séant Bleu”, Emilie va tenter de lever des fonds, convaincre, s’associer, négocier avec toute la fougue de sa jeunesse.

Nos livres sont également illustrés pour donner une touche de couleur et de vie à ces situations et lutter activement contre la monotonie financière.

Nous nous tournons cette fois vers une jeune graphiste française qui gagne à être connue. Quelques traits d’Emilie ci dessous, la couverture et les illustrations du livre (et un cahier graphique dans l’édition luxe à venir).

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