
Comment réussir sa levée de fonds ? (FJG-T.2)
Le guide pratique pour Entrepreneurs investis (350 p.)
L’expérience double (financeur / entrepreneur) unique de Pierre Frécon associée à sa qualité de transmission pour vous donner toutes les clés.
Vous allez vous instruire, réfléchir, (sou-)rire… et réussir !
Foire aux questions : question simple, réponse directe
La rédaction du pacte d’actionnaires est un point clé. Il est bien plus facile d’assurer la cohérence d’un texte qu’on a rédigé que de comprendre les détails d’un texte que l’on relit. Sans oublier que dans de nombreux cas avec des actionnaires internationaux, la seule langue de rédaction ou définition du droit applicable / de la juridiction compétente peut être compliquée.
Celui qui rédige le pacte a un avantage sur ses associés et chacun le conçoit aisément : a priori, la partie en position de force proposera son pacte d’actionnaires… et au moment d’accueillir un nouvel actionnaire apportant des fonds dont on a besoin, on n’aura pas à aller chercher très loin qui est en position de force.
Mais si la question est laissée librement ouverte, sur un malentendu, il ne faut pas rater sa chance d’expliciter les choses suivant sa propre vision.
On peut tout à fait a priori et le résultat sera sans doute complet et la synthèse sera bien rédigée.
Comme l’IA est la dernière sophistication de nos usages informatiques et numériques, le fruit de son travail sera donc largement supérieur à ce que l’on peut trouver sur Internet, libre de droits.
Mais l’accompagnement indispensable d’un avocat que j’ai déjà évoqué va bien au-delà du pacte d’actionnaires “classique” ; il s’agit du pacte d’actionnaires, des clauses, de leur formulation, de la négociation qui lâche sur un point pour gagner sur un autre de cette transaction, de cette entreprise, de ces entrepreneurs.
Là, il faudra sans doute un avocat (de qualité et expérimenté) pour accompagner les entrepreneurs novices. Surtout si ces derniers n’ont pas l’opportunité de le rédiger parce que les investisseurs à venir dictent le tempo (cf. supra).
Il faudrait sans doute chercher du côté du contrôle des actionnaires minoritaires, dans la clause du “drag along” ou l’agrément des transferts (liberté de transferts entre entrepreneurs).
Pour relire cette priorité, considérons que la clause choisie doit réussir à apporter à l’entrepreneur ce qu’il ne peut pas obtenir par ailleurs. En tant que cheville ouvrière du projet, le sujet de son départ sera déjà suffisamment épineux pour ne pas avoir besoin d’une clause de good leaver (au moins aux premiers stades quand il garde le contrôle de l’entreprise). De même un comité stratégique qui ne veut pas prendre le contrôle de la direction de l’entreprise devra composer avec l’exercice de cette direction qui demeure son apanage.
Alors que le droit de propriété (qui laisse a priori un actionnaire seul décisionnaire de ce qu’il fait de ses possessions) est très fondamental et dépasse largement le cadre d’un pacte d’actionnaires ; obtenir d’un minoritaire qu’il cède ses actions quand il ne voudra pas le faire ne sera pas chose aisée, sauf s’il s’y engage volontairement !