
Comment réussir sa levée de fonds ? (FJG-T.2)
Le guide pratique pour Entrepreneurs investis (350 p.)
L’expérience double (financeur / entrepreneur) unique de Pierre Frécon associée à sa qualité de transmission pour vous donner toutes les clés.
Vous allez vous instruire, réfléchir, (sou-)rire… et réussir !
Foire aux questions : question simple, réponse directe
Bonne question, mais essentiellement de forme. La notion d’actionnaires renvoie aux sociétés de capital (SA, SAS), la notion d’associé plutôt à la notion de société de personnes (SARL). Cela n’a a priori aucun impact sur ce que les investisseurs vont demander, mais les clauses auront plus de portée pour les SAS où la liberté des statuts est totale (c’est d’ailleurs la forme juridique choisie par 99% des startups !) que pour les SA et les SARL où le droit explique déjà beaucoup de choses (et la loi prime sur les contrats !). Ces dernières formes étant les choix de la sécurité quand les entreprises sont de petite taille avec peu d’associés (SARL) ou de très grande taille avec une myriade d’actionnaires et que la robustesse prime (SA).
Les deux documents ont chacun leur rôle. Les statuts représentent la “constitution” de l’entreprise, elle s’applique donc à tous les actionnaires ou associés de l’entreprise et sont déposés publiquement (au Greffe du Tribunal de commerce). Tout le monde sait ce qui doit se passer et, en cas de conflit, le juge doit trancher pour l’application des statuts.
Un pacte d’actionnaires est un contrat sous seing privé : il n’engage que les “signataires” (<= “seing”) et est a priori privé (par opposition à public, c’est-à-dire connu des seuls signataires). La liberté est donc beaucoup plus large, la facilité de le faire, de le modifier (unanimement) ou de l’annuler, de le garder secret, etc. Ceci étant, cette facilité de manœuvre a un coût : le pacte étant couvert par le droit des contrats, son non respect implique plutôt le versement de dommages et intérêts que l’obligation “d’exécution” de ce qui est dit dans le pacte (à la différence des statuts, cf. supra).
Cela peut avoir des implications notamment quand un actionnaire minoritaire bloque une vente de 100% de l’entreprise ; son refus malgré son engagement au pacte créera un préjudice à ses associés dont ils peuvent lui demander réparation… mais son patrimoine personnel ne pourra que rarement couvrir la perte liée à la vente manquée par sa faute 🙁
Tout un chacun doit pouvoir comprendre comment fonctionnent les clauses d’un pacte, les tenants et aboutissants de celles-ci, notamment ceux qui les signent, entrepreneurs et investisseurs : c’est l’objectif de cet article et de toutes les formations que nous proposons. Cependant, ces documents sont prévus pour engager les parties et éventuellement en arguer devant la justice.
A ce moment-là la qualité de la rédaction se révèlera essentielle : avoir choisi un avocat de talent pour écrire (au mieux) ou relire de façon critique (au pire) un pacte d’actionnaires est une précaution sage !
Elle est d’autant plus essentielle pour ceux qui ne peuvent pas compenser par leur expérience de ce type d’opération ou leurs moyens financiers pour défendre leur position au moment d’une contestation devant un tribunal : les entrepreneurs et notamment pour des entreprises jeunes ou petites.